Petit préambule, sauce Raymond...

 

 

 

A tous les cons

 

 

"Allo ? Oui… je comprends… d’accord. Je m’en occupe tout de suite, ne vous faites pas de souci. Oui, oui, promis... Je mets les choses au point tout de suite. Merci…à bientôt."

Ennemi Lecteur, pardonnez cette petite interruption intempestive. Je ne suis pas sans savoir votre envie de tout connaître des trépidantes aventures à venir mais je suis dans l’obligation de faire une petite mise au point.
Elle m’est imposée par l’éditeur de cette merveilleuse publication. Que voulez-vous, personne n’est vraiment maître absolu chez soi…

Je vais faire court pour que nous puissions, vous et moi, prendre le train fou de nos aventures. Prêtez-moi donc une oreille attentive pendant quelques lignes ; je vous la renderai tout de suite après.

En fait, je demande une attention plus soutenue à ces dames qui commettraient le crime de lire ces lignes.
Messieurs, vous êtes donc invités à sortir, vous bander les yeux ou encore faire mine de ne pas comprendre. Vous avez l'habitude, non ?
Allez...oust !

Alors, le coup de téléphone que je viens de recevoir émanait directement d’une association de protection animale, pardon, de la Fondation Universelle de la Protection des Femmes…

Oui, je sais, cela risque de vous faire mourir de rire mais c’est ainsi. Il y a des abrutis pour continuer de croire que les femmes sont en danger sur cette planète… Comme si quelque chose pouvait atteindre les gonzesses...
Ce serait plutôt aux hommes de se protéger des femmes, non ?
Alors, parce que quelques mâles complètement timbrés, donc qui ne relèvent pas du commun des mortels, ont dézingué quelques pétasses, voilà que toutes les fiottes du monde et quelques autres dégénérées poussent des cris de génisses à l’abattoir ?
Quelques centaines, quelques milliers d’hommes fous à lier pèsent-ils réellement parmi une multitude qui se dénombre en milliards d’individus… ?
Ce n’est pas à moi de répondre à cette question mais je vous la pose quand même, histoire que vous redonniez une juste mesure aux choses. Et rendre, aussi, la taille infinitésimale qui revient à l’homme dans cet univers dont nous ne savons rien.
Bref, l’éditeur, ci-dessus mentionné, qui mériterait d’être qualifié d’éditrice puisqu’il a vendu l’arrière-boutique de son service trois-pièces en échange de son poste actuel, m’oblige à présenter des excuses anticipées à toutes les femmes du monde pour les propos outrageux que je commettrai…

Alors, quoiqu’il m’en coûte, je présente mes excuses à :

- Celles qui se sentent concernées par les horreurs citées à propos des femmes.

- Celles qui mentent plus vite qu’elles respirent.

- Celles qui ne respirent que pour mentir.

- Celles qui mentent encore alors qu’elles ne respirent plus.

- Celles qui mentent pour mentir.

- Celles qui mentent pour ne plus se sentir respirer.

- Celles qui calculent, en parole ou en action, en vue d’obtenir, de soutirer, de dérober ses biens ou son fric à un quelconque soudard, réputé ne vouloir se glisser qu’entre leurs cuisses toujours largement ouvertes.

- Celles qui estiment que les hommes sont d’ignobles chiens (sans tatouage mais qu'elles adoreraient castrer, comme leurs petits animaux de compagnie)

- Celles qui pleurent parce que la nature ne leur a pas donné de bite.

- Celles qui pleurent parce qu’elles s’en sont fait greffer une.

- Celles qui sont jalouses de tout, de rien, et surtout des hommes.

- Celles qui méritent des gifles mais qu’on épargne parce qu'elles sont vulnérables.

- Celles qui parlent avant de réfléchir (quand elles y arrivent)

- Celles qui réfléchissent pour ne dire que des conneries.

- Celles qui aiment le pognon plus que le reste.

- Celles qui n’aiment qu’elles et leur miroir.

- Celles qui disent ne pas être matérialistes mais qui ne peuvent le dire qu’en changeant de smartphone tous les trois mois.

- Celles qui disent se contenter d’un rien mais qui mobilisent une équipe de 50 déménageurs le jour où elles changent de crèmerie.

Mais, surtout… je présente excuses à toutes celles qui échappent à ma famélique mémoire de vieillard.

Bref… toutes les femmes quoi.

Héhéhé... ca y est ? Vous êtes énervées ?
Non, ça vient de trop bas, n'est-ce pas ?
C'est exact.
Et vous savez pourquoi ça vient d'en bas ?
Eh bien, c'est très simple : c'est la meilleure position que nous, les Hommes, avons trouvé pour mater sous vos jupes sans nous faire chier...
Là...je sens que vous êtes toutes disposées à me faire brûler à petit feu, place de Grève, sous les yeux mouillés d'émotion de Simone, Gisèle et consors...
Alors, si tel est le cas, n'omettez pas de rajouter quelques petits oignons (à placer de façon stratégique pour en augmenter la saveur) et de rallonger la sauce avant de me donner à bouffer aux gorets.
Si vous ne le faites pas pour moi, ni pour vous, faites-le pour eux.
Merci d'avance, Mesdames.

Mais noooonnnn…. Tout ceci n’est qu’une méchante blague !

Les femmes sont adorables… allez ! Surtout à la broche avec une tomate dans la bouche, du persil dans les oreilles et un concombre dans le...

Héhéhé… arrêtez de râler, mesdames.
Tout ceci ne sera jamais qu'une vaste galéjade. Un peu de relief dans le quotidien trop linéaire de certaines existences tellement désenchantées. Un sourire narquois et volontairement acide, pour mieux mettre en exergue les âneries de notre monde. Souriez, Mesdames, vous êtes tellement plus jolies ainsi.

Attendez plutôt de découvrir l’horreur des hommes, vous ne serez pas déçues.
J’ai presque envie de dire que vous serez comblées...
Pour une fois, ce ne serait pas si mal que ça, non ?
Parce que les hommes sont immondes, minables et affligeants, eux aussi.
Ce n’est pas un privilège réservé aux femmes, ça non plus.
Vous le savez tous et toutes, d’une façon ou d’une autre, en dépit de notre civilisation qui prétend maintenant faire de nous des anges assexués.

Oui, moi aussi, j’en fais partie. Je sais... (Je ne dirais pas que « j’en suis », sinon un pédéraste risquerait de me présenter ce qu’il estime être la plus belle partie de son être pour me la fourrer quelque part !)
Donc, j’ai aussi ma part de misère et d’horreur à porter. Je ne diffère qu’en un seul point ; il m’est définitivement impossible de m’assumer. Pour moi, impossible de me soumettre à ma bassesse naturelle. Je la combats avec ardeur tous les jours,  même si cela relève d’un combat à la Don Quichotte. Il est des citadelles qui sont imprenables, certes... mais rien n'empêche d'en faire le siège.
Je ne peux rien faire que vous montrer ces pestilences que nous sommes mais que vous refusez de regarder en face, de sentir sans vous pincer le nez, d’entendre sans vous cacher les oreilles.
Peut-être pourrais-je assumer mon être et mes insanités en vous jetant au visage nos vérités en sachant que vous me roulerez dans la boue avec délectation. Car vous ne manquerez pas de prendre vos airs dégoûtés, teintant vos émotions des couleurs de la bienséance et du respect. Vous vous cacherez derrière une pseudo-sainteté que vous n’atteindrez pourtant jamais.
Je maudis mes semblables, je pleure de vous voir tels que vous êtes. J’ai accepté de ne plus rien faire ni rien tenter pour vous espérer un jour plus intelligent, moins sauvage. Plus inspiré et moins bestial.
Vous et moi sommes ce que nous sommes et, pour respecter l’ordre éternel d’accuser l’autre pour mieux s’innocenter soi-même, je veux faire étalage de  ce monde pensant et conscient dont vous êtes les indignes représentants, tentant ainsi de me dédouaner à vil prix du lot commun…

Bref, je vous emmerde !

Raymond.